Le jour où le clic a compris sa valeur

Mon grand-père me parlait souvent d’un temps où l’essence coûtait moins de 20 cents le litre.

Et il n’était pas nostalgique. Il était outré.

Les bonbons coûtaient un cent.
Les bouteilles de Pepsi de 2 litres, moins de 50 cents.
Et selon lui, tout allait très clairement dans la mauvaise direction depuis ce jour-là.

Moi, je l’écoutais.
Pour la millième fois.

Avec respect, bien sûr.
Et avec un certain plaisir aussi.
J’aimais qu’il me raconte comment c’était, dans « son temps ».

Aujourd’hui, c’est à mon tour de raconter une histoire qui semble venir d’un autre siècle.

En 2004, quand j’ai commencé à travailler en agence, chez feu Marketel,
un clic sur Google Ads coûtait en moyenne 0,39 $ au Canada.

Un clic à 39¢
Un clic léger. Presque timide.
Un clic qui n’avait pas encore compris sa valeur.

Vingt ans plus tard, ce même clic se promène autour de 5,10 $.
Dans certaines industries, il se permet même de dépasser les 20$
sans s’excuser, sans regarder en arrière.

Ce n’est pas le clic qui est devenu cher.
C’est nous qui lui avons appris qu’il pouvait l’être.

Et comme pour l’essence, on continue d’en acheter,
en soupirant un peu plus fort chaque année,
en promettant qu’on regardera des alternatives… plus tard.

Alors je me pose une question toute simple, presque naïve :
à partir de quel prix va-t-on commencer à chercher sérieusement autre chose ?

À partir de quand le CPC deviendra-t-il ce moment précis
où l’on réalise que la dépendance coûte plus cher que le changement ?

Parce qu’en marketing, comme dans la vie,
la vraie question n’est jamais le prix.
C’est le moment où l’on décide de faire autrement.

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